Tesla poursuit son ambition d’autonomie en sollicitant un permis pour un service de covoiturage en Californie, utilisant des conducteurs humains pour l’instant. Alors que le PDG Elon Musk promet une « conduite autonome sans supervision » d’ici fin 2025, la réalité s’approche davantage d’une solution de covoiturage traditionnelle, comme l’a confirmé récemment à Austin.
Tesla postule pour un service de covoiturage en Californie avec des conducteurs humains
Tesla a récemment déposé une demande afin d’obtenir une autorisation pour exploiter un service de covoiturage en Californie, mais avec des conducteurs humains plutôt que des "robotaxis" tant promis. Cette décision marque une étape importante pour la société connue pour ses véhicules électriques et ses avancées technologiques dans le domaine de la conduite autonome.
Les promesses de conduite autonome de Tesla
L’année dernière, Elon Musk, le PDG de Tesla, avait affirmé que l’entreprise lancerait une "conduite autonome sans supervision" au Texas et en Californie d’ici le deuxième trimestre de 2025. Ces assertions ont fait l’objet de nombreuses discussions et ont suscité des attentes. Cependant, une certaine suspicion entourait l’idée de voir ce projet se réaliser sous une forme totalement autonome, comme promis des années auparavant.
Il est devenu de plus en plus évident que ce projet pourrait bien être une flotte interne avec un soutien de téléopération limitée à une zone géographiquement déterminée, similaire au modèle employé par Waymo. En effet, Elon Musk a confirmé le mois dernier que cet objectif était en cours de réalisation pour la ville d’Austin en juin. Cette démarche est perçue comme un changement de cap pour Tesla par rapport aux attentes initiales.
Tesla en Californie : Les enjeux actuels
Alors que l’attention semblait concentrée sur Austin, Tesla avait l’année dernière annoncé des projets similaires pour la Californie. À présent, un rapport diffusé par Bloomberg indique que Tesla a déposé une demande de permis de covoiturage en Californie. Selon des documents consultés, le constructeur de véhicules électriques a postulé pour ce qui est connu sous le nom de permis de transport charter-party de la California Public Utilities Commission. Cette classification implique que Tesla posséderait et contrôlerait la flotte de véhicules en question.
Cependant, cette demande concerne un service classique de covoiturage similaire à ceux opérés par Uber, mais pour une flotte interne plutôt que des véhicules exploités par des clients.
L’utilisation de conducteurs humains
Tesla n’a pas encore demandé de permis pour faire fonctionner des véhicules sans conducteur. Lors de ses échanges avec les responsables californiens, Tesla a abordé des sujets tels que des informations sur les permis de conduire et la coordination des tests de dépistage de drogues. Cela laisse entendre que l’entreprise compte employer des conducteurs humains, au moins pour le moment. Pour le moment, Tesla n’a pas non plus déposé de demande pour tester ou déployer des véhicules sans conducteur auprès du Department of Motor Vehicles de l’État, malgré le fait qu’ils testent déjà des véhicules autonomes avec un conducteur de sécurité en Californie.
Elon Musk reste optimiste et croit que Tesla sera capable de réaliser une conduite "sans supervision" en Californie d’ici "la fin de l’année". Cela dit, de telles prévisions ont été émises annuellement depuis une décennie.
Les défis technologiques
Les données les plus récentes montrent que le système Full Self-Driving de Tesla atteint environ 500 miles entre chaque désengagement critique. Selon Tesla, l’objectif pour assurer une sécurité supérieure à celle des humains est d’atteindre 700,000 miles entre chaque désengagement critique.
L’avis d’Electrek
Le dépôt de cette demande de permis est simplement une étape pour Tesla dans sa quête de tester des services de covoiturage avant d’arriver à l’autonomie totale. En termes simples, c’est quelque chose qui a déjà été maîtrisé par plusieurs autres entreprises, comme Lyft, Uber, ou encore Didi. Ce qui reste à accomplir, c’est de résoudre véritablement la question de la conduite autonome.
Depuis un an, nous affirmons que Tesla aura probablement la capacité de lancer une flotte interne avec un soutien de téléopération dans une zone géographiquement délimitée pour un service de covoiturage en Californie d’ici la fin de l’année, tout comme elle prévoit de le faire à Austin en juin. Cependant, cela est encore loin de ce que Tesla a promis depuis 2016. Autrement dit, c’est un réajustement des objectifs initiaux, et cela ne fait que prouver que Tesla est capable, cinq ans plus tard, de faire quelque chose de semblable à ce que Waymo a réalisé.
Mon avis :
Tesla a fait un pas en avant en sollicitant un permis pour un service de VTC en Californie, employant des chauffeurs humains malgré l’absence de véhicules autonomes promis. Si ce modèle imite Waymo, seulement après plusieurs années, il permet d’évaluer la viabilité avant de viser l’autonomie complète, qui reste ambitieuse.
Les questions fréquentes
Tesla a-t-elle déjà lancé un service de taxi autonome en Californie ?
Tesla n’a pas encore lancé de service de taxi autonome en Californie. L’entreprise a déposé une demande de permis pour exploiter un service de covoiturage dans cet État, mais elle utilisera des conducteurs humains pour commencer.
Quand Tesla prévoit-elle d’atteindre la conduite totalement autonome en Californie ?
Elon Musk a déclaré que Tesla espère atteindre la "conduite autonome non supervisée" en Californie d’ici "la fin de l’année", bien qu’il ait fait des affirmations similaires chaque année depuis une décennie.
Quel est l’état actuel de la technologie de conduite autonome de Tesla ?
Le système de conduite autonome de Tesla atteint actuellement environ 800 kilomètres (500 miles) entre les désengagements critiques. Tesla estime qu’il doit atteindre environ 1,1 million de kilomètres (700,000 miles) entre ces incidents pour être plus sûr que les humains.
Tesla a-t-elle reçu l’approbation pour tester des véhicules sans conducteur en Californie ?
Non, Tesla n’a pas encore obtenu de permis pour tester ou déployer des véhicules sans conducteur en Californie. Actuellement, Tesla a l’autorisation de tester des véhicules autonomes avec un conducteur de sécurité, mais elle n’a pas demandé de permis pour des tests sans conducteur à ce jour.